Shiver me Timbers

Un prix décerné pour les jeux Expert par des Experts

Shiver me Timbers

Avec un nom, si pas imprononçable au moins intraduisible en l’état, Shiver me timbers (Frissonnez-mois les bois ! 🙂 ) est une expression de pirate que l’on pourrait associer à un « Mille million de mille sabord » ou « Que le grand cric me croque » et oui, mes références en matière de juron de marine se focalise sur le capitaine Haddock !

Shiver me timbers est issu de KS et à son arrivée, c’est la bonne surprise avec une grosse boîte avec un organiseur en plastique avec couvercle (mes préférés) pour tout stocker. Une fois dépunché, tout rentre sans soucis, sans forcer, avec pour une fois encore de la place pour l’aération du tout.

Un plateau modulable vous permet de définir les distances d’île en île, et un bateau modulable, créé pour l’occasion vous aide à vous immerger. Niveau immersion, on est rapidement dedans, car on a vraiment l’impression e voyager, de chercher sa famille, de déterrer des trésors, de prendre un contrat avec le gouverneur, de chasser les bateaux marchand, de combattre sur le pont des navires, de faire face aux bêtes des profondeurs et de négocier de ville en ville.

On vise 3 des 4 objectifs définissant la fin du jeu, mais on ne les atteindra pas avant la fin des cartes événements. Certains objectifs sont plus simples que d’autres, mais globalement cela reste faisable.

A chaque tour on a droit à 3 actions, qui peuvent être les même, et qui vont aller dans le sens des objectifs visés. On va développer son navire en ajoutant des voiles (plus grand déplacement), des cannons (meilleur combat et fouille lors d’une chasse au trésor) et ses cales (meilleur stockage des 3 ressources possibles). C’est chouette de voir évoluer son navire, cela change des cubes de marchandise ou des marqueurs qui évoluent sur un plateau, bien plus immersif. Seul bémol, on a déjà cassé une partie de la grand voile jaune, cela me rappelle les stuts de Space Crusade, qui se sont brisés sur plusieurs figurines, sauf qu’ici on n’est pas sensé enlever la voile là où elle s’est brisée. Mauvais mouvement qu’un point de colle sauvera vite.

Les attaques de navire donne droit à un duel sur une planche, où on alterne via des cartes les attaques haute, basses, les coups de pied pour enlever des cartes à l’adversaires ou les contres pour temporiser et récupérer des cartes. Celui qui tombe ou recule de trop perd. Si c’est un navire marchand, c’est un autre adversaire qui choisi les cartes à jouer. L’attaquant vaincu perdra une amélioration de navire, S’il est vainqueur il prendra le marqueur du marchand ou pillera le navire du joueur. C’est chouette, car on s’oppose vraiment, avec un démarrage lié aux cannons du bateau, mais en même temps c’est sans doute la plus grande faiblesse du jeu, car ces combats ralentissent le rythme, tout en étant assez aléatoire avec le tirage des cartes (surtout à haut niveau quand son bateau est au maximum face à des adversaires qui le sont tout autant). Un tirage de dé aurait suffit pour régler cette attaque plus vite.

Shiver me timbers est simple à comprendre, avec des règles bien expliquées, chouette à jouer dans ses choix de développement lié au tirage des cartes et très immersif (vu que l’on se prend à prendre des voix de pirate et lâcher des jurons fleuris, c’est qu’on était dedans ! 🙂 ). Son seul problème est lié au temps de jeu, le ralentissement des combats et les objectifs à atteindre trop nombreux obligeant à attendre la fin des cartes événements pour le décompte. Quelques questions devront être posées à l’auteur, mais rien qui nous a empêché de passer un bon moment.

« Qu’on lui coupe la tête que je boive dans son crâne »  comme disait un joueur venant de perdre un combat ! 🙂

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