Last Aurora

Un prix décerné pour les jeux Expert par des Experts

Last Aurora

Last Aurora de Mauro Chiabotto chez Pendragon Game Studio

Partie découverte à 3 joueurs d’un jeu qui pose de suite son ambiance post apocalyptique. Une terre glacée, des voitures façon Mad Max et des ennemis qui veulent tout faire pour nous descendre et récupérer les pièces de notre véhicule. Dès la lecture des règles on a compris que l’on va participer à une course de la mort, vers un bateau qui va quitter ces terres gelées, dernière chance de rejoindre les terres du sud où il est encore possible de cultiver. Les règles sont claires et détaillées et j’en sors sans besoin d’aller éclaircir les choses sur BGG.

Il y a deux faces au plateau de jeu, la première (celle utilisée et conseillée) permet de prendre en main les choses. La deuxième sera celle que l’on utilisera par la suite, car elle propose plus d’options, surtout celle de distancer réellement les autres joueurs (j’y reviendrai). Mise en place de son plateau personnel représentant son camion et une remorque tractée (sur les 2 qu’il peut tirer). Des places sont définies sur votre transport pour caser un peu de ressources et les deux survivants (le leader et le co-pilote) qui ont chacun une carte et un talent. Chaque Véhicule peut se voir ajouter des bagages sur son toit et éventuellement remplacé par d’autres plus performants en cours de jeu.

Première phase : récolte de ressources. On envoie chacun son tour un de ses survivants pour chiner des choses selon une rivière de carte (ils passent en zone fatigué à leur retour, sauf le leader). Plus ils sont performants (chiffre sur la carte), plus ils peuvent aller loin sur la rivière pour leur recherche, sinon il faudra ajouter de la nourriture pour leur permettre d’aller plus loin. En plus de ce qu’ils ramassent (2 ressources sur 4 dans un magasin abandonné, une nouvelle remorque, un type louche avec qui commercer,…) ils récupèrent quelques biens en route (lié à la case fixe où se trouvait la carte récupérée), voire de quoi réparer le véhicule. Car les tirs adverses en cours de route vont rendre des endroits de stockage inutilisés, quand ce n’est pas le poste de pilotage ou notre arme de défense. Il faut sans cesse jouer avec notre possibilité de stockage, qui diminue avec le temps et les affrontements, car même nos survivants prennent une place à bord et il est dommage de les jeter en bas du camion pour y placer un bidon d’essence de plus. 🙂

On récupère les personnages qui sont en zone de repos pour la manche suivante. Ceux ayant été rechercher des ressources sur la rivière de carte étant passés en fatigué ne reviendront que si vous les nourrissez.

Une fois le plein fait de ce qui était récupérable sur place, on démarre tous nos camions (si on a un jeton d’essence) pour aller plus loin.  La carte est divisée en 3 zones et le camion défini le nombre de cases de déplacement possible, le changer pour voyager plus vite est une bonne option. Des bonus sont offerts avec des cartes, des améliorations de votre convoi, des jetons d’essence supplémentaires ou des personnages. C’est le cas du co-pilote qui offre +1 de mouvement et encore +1 si vous êtes à 6 cases ou plus du premier, qui se déplace avant vous. Cette deuxième option est une des deux mécaniques de retour qu’offre le jeu et qui, sur le premier plateau, empêche globalement un joueur de réellement lâcher les autres, même s’il fait tout pour cela. L’autre mécanique étant que le joueur le moins avancé sera le premier à acheter des cartes, potentiellement les meilleures suite au nettoyage de fin de tour.

Vient ensuite les embuscades des ennemis révélés sur la rivière. Ils attaquent (et font des dégâts) dès leur apparition, s’ensuit un tir des joueurs avec chacune de leur arme (s’ils ont des munitions) et enfin les ennemis encore en place répliquent à leur tour. D’un tour à l’autre, les tirs de chaque côté ont lieu si des ennemis sont toujours là. Les tirs se font en révélant des cartes qui annoncent les dégâts faits (ou le raté, l’arme enrayée, la nouvelle attaque d’embuscade). Une fois éliminé, il y a un objet spécial à récupérer par un des joueurs (défini par une carte tirée) ayant participé à blesser l’ennemi, les autres recevant un objet standard moins puissant, mais intéressant.

Sur le chemin on peut récupérer des bonus ou prendre des contaminations, diminuant la force de recherche d’un survivant. Ces contaminations se récoltent aussi sur les cartes les plus éloignées de la rivière lors de la recherche et peuvent s’enlever lors de recherches plus proches. Cela permet de faire des choix fins, surtout qu’en fin de partie les survivants sans contaminations rapporteront des PV et que si une personne prend autant de contamination que sa force, il meurt…

En fin de partie (quand au moins un joueur a rejoint le bateau qui s’en va d’une case à chaque tour), on compte les points. Ils sont dépendants de la distance entre vous et le dernier sur la route, des survivants de votre convoi (sans contamination), des objets non utilisés, des points de réputation (récoltés surtout en tirant sur les ennemis). Dans la partie de base, à 3, on n’a rien touché sur la distance avec les autres joueurs, terminant tous dans le même tour, surtout grâce à la mécanique de retour du co-pilote.

L’ambiance, les images des cartes, le style et les attaques font que l’on se sent rapidement immergé dans la partie. Il manquerait presque les tirs ou autres vacheries des autres joueurs, bien qu’un objet spécial (la mine) permette de faire des dégâts à ses suivants. Il y a une vraie pression sur les tirs ennemis et les dégâts (ou contaminations) pris. Les ressources sont possiblement faibles, selon les tirages de cartes, certainement encore plus à 4 joueurs. Le plateau 2 semble plus intéressant avec la possibilité de faire des déplacements supplémentaires (contre de l’essence) dans une option de recherche. C’est peut-être une des manières de mettre plus d’espace entre soi et les autres, bien qu’en fin de jeu, avec un meilleur camion, un seul déplacement permet d’aller plus vite. Les survivants auront fait la différence, dans les différents tours (plus d’action et des talents) et dans les PV de fin du vainqueur. Il faut cependant savoir les stocker…

On a passé un bon moment, immersif, avec Last Aurora. C’est dommage pour les anglophobes que les cartes des survivants (et les marchands) ait du texte et non des icônes pour expliquer leur talent, car sinon tout aurait été facilement accessible qu’importe la langue. Curieux de voir l’impression qu’il donnera sur le plateau 2 et à 4 joueurs, mais j’y reviendrai avec plaisir. La course peut se lancer…

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